


OUVERTURE DE L’EXPOSITION DE L’ARTISTE FRANÇAISE CLAIRE MOREAU À PARIS
L’exposition « Toiles écrites » de Claire Moreau à la Galerie Paris Horizon présente un ensemble d’œuvres étonnantes, où l’écriture sillonne la toile et nous projette dans une conception quasiment orientale, faisant écho à la peinture calligraphique chinoise.
En présence de l’artiste elle-même, de journalistes, critiques d’art, et de nombreux invités, dont le Maire du 3ème arrondissement à Paris, ainsi que MM. Pierre Cambon conservateur en Chef du Musée Guimet, René de Obaldia, écrivain, Christian Germanaz, architecte, Christophe Comentale, conservateur du Musée de l’Homme, Joan Yip responsable de Sotheby’s Hong Kong, Christophe Kuntz architecte du Groupe Hermès-Asie… La cérémonie d’ouverture a eu lieu par un très beau soir et a eu un grand retentissement à Paris.
Le fait est rare de voir une artiste engagée à ce point dans la création, un engagement tant spirituel que physique qui rappelle les grands maîtres du passé. Les écritures à la fois légères et puissantes de Claire Moreau dessinent un monde sans frontière. Il y a là un croisement exceptionnel, un sens spirituel entre le signe occidental et l’esprit oriental. Claire Moreau a pris depuis longtemps une place prédominante dans le monde de l’art et son travail a attiré l’attention des grandes collections parmi lesquelles de nombreux musées, dont le Centre Pompidou, la Bibliothèque Nationale à Paris et une centaine de collections aux USA, au Japon, en Corée du Sud et plus récemment en Chine.
Force et pureté se dégagent de cet art allié à une extraordinaire maîtrise technique. La Galerie Paris Horizon prépare une importante exposition en Chine de Claire Moreau, dont les œuvres sont en résonance avec le monde oriental et exercent une grande fascination sur le public.
Le Quotidien du Peuple
CLAIRE MOREAU : MÉTAMORPHOSE DE L’ÉCRITURE
Claire Moreau transcrit avec application des textes de Rudolf Steiner, de Saint Jean et de Saint Luc sur des toiles, sur du papyrus ou plus simplement sur des feuilles de papier. L’écriture est si fine que l’on n’en distingue plus que le trait. Toute compréhension de la phrase ou même du mot a disparu. Il ne reste plus qu’une accumulation de signes, de vibrations colorées qui dévorent l’espace.
Le graphisme laisse sur son passage comme un balbutiement noir. D’où vient cette lumière qui s’étire ? Ce n’est pas seulement une trace fabuleuse que l’on vient découvrir sur ces surfaces où l’ambiguë se noue en douceur liquide, mais une autre lecture. Claire Moreau nous engage dans un labyrinthe où Steiner, Saint Jean et Saint Luc ont perdu leur singularité, leur différence. L’espace de la toile devient lieu de métamorphose. Nos pulsions les plus intimes et les plus fugaces sont canalisées cette fois par le peintre, et nous découvrons alors un autre univers poétique à la légèreté aérienne. On assiste à la transmutation des éléments. La magie verbale s’est effacée au profit d’une autre magie : celle de la ligne et de la couleur.
Jean-Marie TASSET
Le Figaro
CLAIRE MOREAU AU CHÂTEAU DE RATILLY
Regardez : les touches vibrent dans l’air gris ou bleu, c’est de la peinture, subtile, raffinée, à fleur de toile, un tissu presque arachnéen de signes sensibles.
Approchez-vous, ces signes sont des lettres qui elles-mêmes forment des phrases, une écriture se dessine, se déroule.
D’un pinceau agile et transparent comme une aile de papillon, Claire Moreau, à petits gestes précis et lents, l’œil vif aux aguets, se saisit d’un texte – la Genèse, l’Apocalypse, la règle de Saint-Benoît, les épîtres de Saint-Paul … – et le déchiffre, le désosse, le réécrit, lui donne un autre contour, une autre lumière.
À partir de la lettre, qui est son vrai support, son écorce, elle cherche un rythme, mêle selon le texte sur lequel elle se concentre, le français, le latin, le grec, le cyrillique, le Braille même, et le prodige s’accomplit. L’huile, l’aquarelle, la gouache ou l’encre jouent avec le vide et le plein, et les signes deviennent, strate après strate, une chair vivante, un scintillement de molécule. Le graphisme absorbe l’espace et se fait image.
Reculez-vous maintenant et respirez : la page écrite redevient tableau.
Pierre CABANNE
Château de Ratilly
LA MÉMOIRE DE L’ÉCRITURE
« Le continent de la conscience s’étendait,nos anciennes branchies s’étaient remises à palpiter… »
Andreï Bieli
Oscillations, cercles sublunaires. En un éclair, nous sommes happés, engloutis dans le magma cristallin. Alors tout s’embue, se trouble, un dépoli compact nous coupe du reste de la planète. Toute trace de civilisation disparaît et on ne perçoit plus d’élément typographique. Rien hormis ce déchaînement de particules, cette transe infime…
La peinture de Claire Moreau est le réceptacle de vibrations incoercibles, un flux lumineux de signes et de couleurs. Il y a là l’expression d’une pensée qui interroge, partant des écrits mystiques dont elle répercute l’écho… Cela implique une « autre lecture », le décryptage sensible de textes afin d’en restituer le battement interne. Émerge ainsi, par fragments, la pensée de certains mystiques, tel Séraphim de Sarov, dont le souffle traverse fortement cette peinture.
Strate après strate, nous filons dans le déchiffrement d’une imperceptible mouvance, dans un ondulement de nageoires argentées… De l’œil émane un effluve. Nous filons à travers l’écorce, à l’intérieur de l’os, dans le crissement aiguë de l’encéphale. Micro-désirs, pulsions minuscules, autant de corpuscules qui éclatent, d’astres abandonnés à leur trajectoire.
Nous filons, emportés dans le gisement dévorant de l’écriture, vers le point irradiant : l’instant d’avant notre première respiration.
Dominique THINOT
Centre d’art contemporain, Bruxelles
LES TOILES ÉCRITES DE CLAIRE MOREAU
Reproduire, c’est trahir. Les photographies n’ont que peu à voir avec les oeuvres de Claire Moreau qui en sont à l’origine. Mais comment parler d’une peinture que l’on ne donne pas à voir ? Le critique ne peut que s’interroger, et tout de même choisir de publier une photo pour attirer l’attention sur une artiste dont il n’est pas le seul à remarquer l’immense talent, au moment de cette importante exposition parisienne.
On le voit, c’est d’écriture qu’il s’agit. Claire Moreau est un de ces peintres hantés par l’écriture, fascinés par cette façon que les mots ont d’avoir toujours un sens, émerveillés par les qualités plastiques des signes. Les nuances, les valeurs de la couleur animent l’espace, le magnétisent littéralement et le font vibrer. C’est bien de peinture qu’il s’agit, bien que d’écriture aussi. L’on y reconnaît l’intensité d’une artiste profondément engagée. Et les textes qu’elle écrit ne sont pas neutres, puisque tirés des Évangiles. Dans d’autres toiles où l’écriture a moins d’empire, Claire Moreau emprunte à Rudolf Steiner ou au graphisme cyrillique, et toutes sont étonnamment chargées. La peinture est alors plus jouée, plus libre, peut-être plus magique aussi. En tout cas, voilà une des rares révélations de l’année artistique !
Gilles PLAZY
Le Quotidien de Paris
SEJUL GALLERY, KOREAN RETROSPECTIVE
Claire Moreau is materializing using letter image. Array of letter does approach by origin of language involuntarily. Familiar and recursive letters pass over artist’s intention and show rhythm of brush which is not symbol or reappearance. Thin lines whichare part of letters has ambivalent and suggestive attribute. Whenever imprinting dyestuffs with brush, difference and vibration spread gradually and spread in full screen. lt may be human body or scenery, and it may be atmosphere (Aura) that does not suggest any specific things. This is simple rhythm that can feel from entire than form or color of small letter. Stroke of letter that scatters to recursive vibration as is quiet on plane. At the same time, forms that retain spiritual meaning by change of color are listed on screen. lt is abstract and it is sensitive things which may feel to whole.
Claire Moreau so letters description of story, but it is having thinking flow that is different from visual thing. The letters which paints by Claire Moreau is not description of story, but it is having thinking flow that is different from visual thing. Form connected with color separates from meaning that letter retains and write in state that exclude all individual stroke of the brushes or emotional expression. Letter has hieroglyphic type. Claire Moreau writes like poem, but we see visual situation because of combination of letters to get unfolded more extensively than letters meaning. Definite form presents two faces of that wide surface and clear brush mark that structure is not detected write with value of painting.
Using Greece alphabet looks for origin of european thinking. lt retains symbolism that european thinking and oriental thinking. lt is retaining meditative and mysticism attribute ideas. lt looks like position that doing Zen in orient of freedom from all ideas and thoughts condition. lt appears in repeat that write letter. Repeat of letter is not strong, and it is guide our eye to the world of idea.
Jo KWANG-SUK
Critic, Seoul


